Le vinyle réalise les meilleures ventes malgré la présence du streaming

Pendant que le streaming en illimité a le vent en poupe, le disque vinyle est entrain de reprendre du terrain alors qu’il comporte quelques failles.

Lancé depuis 1887, le vinyle qui n’est autre que le disque noir a failli disparaître depuis dix ans, car les labels voyaient qu’il perdait du terrain au profit du CD, le streaming et le téléchargement.

Mais cependant…

Le disque noir est de nouveau apprécié par les consommateurs. Alors que les applications comme YouTube ou encore Spotify, les ventes de vinyles connaissent une croissance exceptionnelle dans les ventes. L’année passée, les ventes ont dépassé globalement les 416 millions de dollars de bénéfices aux États-Unis soit une augmentation de 32% comparé à 2014 d’après, la Recording Industry Association of America, le groupe de pression de l’industrie du disque américain.

Le même bilan a été fait en France où la galette noire a fait un bon de 117% dans les ventes au cours des 9 premiers mois de l’année 2016, révèlent le Syndicat national de l’édition phonographique. Une croissance qui dépasse le streaming qui avait connu une croissance de 45% et celle des CD qui a régressé de -0,3%Soit.

En Grande-Bretagne, les ventes de vinyles ont atteint les 2,4 millions de livres dépassant ainsi les ventes du numérique.

En avant la musique !

Ce qui justifie cette croissance impressionnante, c’est la tendance au retour vers le vintage. « Une nouvelle catégorie est friande de vinyles », comme l’indique Kim Bayley, directeur de l’Entertainment Retailers Association, qui représente surtout les détaillants de disques, au « Guardian ».

« Plusieurs adolescents et jeunes achètent davantage les vinyles de leurs chanteurs préférés et voudraient avoir une véritable preuve de leurs œuvres. Les consommateurs veulent désormais soutenir les artistes qu’ils préfèrent en achetant une chose physique qu’ils auront en leur possession. Il n’est pas du tout facile d’aimer un artiste sans posséder une chose qui nous rapproche de lui. »

En France aussi, le même constat a été fait, « où les gens sont de plus en plus fascinés par l’objet » réclame Jean-Bernard Bizzaro, qui est un collectionneur et membre de l’association Les amis de la grange, au « Parisien ».